Affaire Arsène Zola : Et la responsabilité de la CAF dans tout ceci…

Les Léopards de moins de 23 ans ont été disqualifiés par la Confédération Africaine de Football (CAF)  des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations de la catégorie au profit de leurs homologues marocains suite à l’alignement litigieux du défenseur du TP Mazembe, Arsène Zola Kiaku. Ce dernier a dépassé la limite d’âge exigée dans ce tournoi pour y disputer un match.

Après la notification par la CAF de la décision à la Fédération Congolaise de Football Association (Fecofa), cette dernière a pris la résolution de ne pas faire appel alors qu’elle en avait la possibilité. Tout naturellement après un tel choc, des questions se posent pour essayer de dégager les responsabilités. Sur toute la ligne, la Fécofa, le TP Mazembe et même la CAF, elle-même, sont responsables dans ce désordre qui a autour de cette affaire.

La Fécofa n’a pas joué son rôle de régulateur et d’avant-gardiste qui est celui de prévenir les clubs de toute erreur qui peut subvenir dans la transmission des documents officiels au niveau de la CAF. Arsène Zola est enregistré au TP Mazembe et, par ricochet à la CAF, depuis 2012. Comment expliquer que les documents d’identité transmis à la CAF où l’on retrouve la fiche d’inscription et le passeport, qu’il y ait deux années différentes de naissance du joueur ? Du côté de Mazembe, bizarrement, on reconnaît qui a eu erreur dans la retranscription des informations sur l’identité du joueur mais le site internet de Mazembe, depuis 2012, donne l’année 1996 pour la naissance du joueur alors que son passeport dit qu’il est en 1997. Comment toutes ces erreurs, qui sont normalement des fautes, peuvent se retrouver à ce niveau ?

La CAF également a une part de responsabilité dans cette affaire. La preuve. Le règlement de cette compétition dit ce qui dans l’article 45 alinéa 3 : « Tout joueur de cette tranche d’âge qui a participé aux compétitions interclubs de la CAF ne doit pas être qualifié à participer à la CAN U23 si la date de naissance figurant sur sa licence est différente de celle inscrite sur son passeport. Il est même demandé au commissaire au match et à l’arbitre d’interdire à tout joueur figurant sur la liste leur transmise 90 minutes avant match par la sélection qui ne répond pas aux normes de qualifications de prendre part au match. » Comment les officiels de cette double confrontation ont laissé le joueur disputé ces matchs avec cet article qui leur donnait le droit de le refuser ?

Toutes ces interrogations démontrent clairement d’un certain laxisme dont les trois parties dans cette affaire ont fait preuve et qui coûte malheureusement une qualification acquise dans la douleur sur le terrain et au prix de beaucoup de sacrifices à cette génération des Léopards qui ne sera plus ensemble parce que suspendue pour la prochaine édition, dans deux ans, et que la majorité d’entre eux aura déjà plus de 23 ans.

Michel TOBO

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *